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Partir des difficultés

Un constat

Trois points

vendredi 16 décembre 2016

- La dilution des responsabilités :
il y a une multiplicité d’intervenants « institutionnels » pour la mise en œuvre de ces projets innovants, particulièrement en numérique ; d’aucuns parleraient de « mille-feuilles ». Cet empilement a clairement un effet ‘ralentisseur’ et rend difficile la « fluidité » de l’expérience. Or la fluidité dans le numérique est un facteur essentiel de réussite (fluidité du réseau, de la connexion, de la pensée...). Lorsque l’attitude n’est pas méfiante elle est au mieux curieuse. Nous avons constaté que de nombreux porteurs de projets sont seuls à expérimenter.
Trop de peurs et de méconnaissances marquent encore cet outil que nous souhaitons mettre au service de la pédagogie. Dans les faits, les craintes se résument souvent à une peur de perte de position dominante ou institutionnelle (hiérarchique / académique), une perte de capital symbolique ou politique (par tous les acteurs) qui ne pourrait être renouvelé. Les controverses autour du numérique enfin sont malheureusement intégrées dans une sorte d’inconscient collectif et remplacent ou occultent le questionnement sur la démarche.
Par exemple : ouvrir internet aux élèves conduirait forcément à des mésusages. En trois ans jamais nous n’avons été confrontés à ce problème.
Nous avons tenté une réflexion autour du design mobilier et de l’espace avec le DMA d’Autun (arts de l’habitat) et les étudiants de première année …
Cette dernière a échoué sans doute en raison du manque de « vision » de l’établissement partenaire et la difficulté pour l’équipe technique et de direction à s’inscrire dans une démarche de projet. En tous cas le bilan de cet échec n’a pu être fait mais nous a conduits à nous recentrer sur notre établissement pour l’instant.
L’enseignement que nous tirons de cela est que pour l’instant l’échelle de l’établissement est CAPITALE. Le rôle du chef d’établissement est ici incontournable dans la coordination et l’animation de tous les intervenants dans le but de laisser libre place à la réflexion des porteurs de projet.
Pour conclure ce premier constat, cette dilution des responsabilités rend impossible de désigner un "acteur" plus responsable que les autres. De ce fait la tendance est à l’immobilisme ou la lenteur.
Quelques personnes nous incitent cependant à poursuivre (Mme Catherine Becchetti-Bizot, inspectrice générale en Lettres, l’équipe d’inspection en Histoire Géographie de l’Académie de Dijon, des chercheurs comme André Tricot à Toulouse), mais elles ne font pas partie de la chaîne de décision.

- Communiquer au sein d’un réseau :
nous avons tissé beaucoup plus de relations à l’extérieur de l’Education Nationale qu’avec elle. GRETA, organismes de formation professionnels, écoles privées, entreprises du numérique locales ou d’assise internationale (EOLANE, Microsoft, éditeurs d’applications) … Nos sollicitations auprès de la DANE pour une mise en réseau des expériences avec les tablettes quel que soient les supports ou solutions envisagés (propositions concrètes et documentées) sont restées sans réponse.

- Convaincre les collègues, les inciter à expérimenter :
cette difficulté est finalement celle qui a été levée le plus rapidement. Dans les premiers moments nous avons rencontré au mieux de l’étonnement au pire une attitude sarcastique. « Le numérique, c’est pour jouer, on n’enseigne pas vraiment ». Quelques collègues nous ont suivi et ont tenté l’expérience. Notre porte de salle a toujours été ouverte et au fur et à mesure des mois l’équipe s’est agrandie au point que nous en constituions une seconde pour l’année 2016 – 2017. La question est celle du changement de posture. Nous l’acceptons et la mettons en œuvre différemment selon nos matières et nos sensibilités.

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