Accueil > Evaluer > Est-ce que c’est noté ?...

Concevoir l’évaluation

Est-ce que c’est noté ?...

vendredi 16 décembre 2016

Au début de l’expérience, les élèves et surtout les parents ont été très déstabilisés par le fait de n’avoir pas ou très peu de notes. En effet, afin d’aider les élèves dans leurs acquisitions et leur apprentissage, nous avons fait le choix d’avoir majoritairement recours à l’évaluation diagnostique.

Des élèves évalués quotidiennement :

En réalité, les élèves sont constamment évalués. L’accès à leur classeur donne la possibilité de consulter et de corriger les travaux en cours, on parle aussi d’évaluation "intuitive". Cette proximité donne une bien meilleure connaissance de leur niveau, de leurs difficultés, de leurs erreurs et l’enseignant peut « dialoguer » avec eux en ajoutant des annotations sur leur classeur ou en leur donnant des conseils à tout moment. Au début, certains élèves ne voulaient rédiger sur le classeur numérique que de « beaux » documents, tapés au clavier et déjà finalisés. Cependant, ils se sont vite rendus compte qu’ils perdaient du temps et que cela n’empêchait pas les corrections. Maintenant, ils sont de plus en plus nombreux à commencer leur exercice au stylet, ou à créer des pages de brouillon dans lesquelles ils rédigent au stylet, comme sur un cahier de brouillon papier, avant de passer au « propre » sur la page d’exercice ou dans un document Word à rendre.
Ces premières remarques nous conduisent d’ailleurs à repenser le statut du brouillon y compris dans les classes non équipées de tablettes. Beaucoup d’élèves entament directement leurs travaux au propre, qu’ils aient un plan en tête... ou non. Ils disent ne pas avoir le temps pour un brouillon et ils n’ont pas tort. Les exigences de méthode et de connaissances en dissertation ou composition ne laissent pas la place à l’expression ou à la réflexion.

La synchronisation permet ainsi d’établir un premier diagnostic dans le cours de la formation sans nécessairement faire un test.

Des tests hebdomadaires :

Toutes les semaines, nous faisons également au moins un test soit à l’aide d’un logiciel de gestion de parc comme NetSupportSchool, mais aussi des QCM dans Liberscol ou bien des questionnaires type ’forms’ ou enfin des applications du type Socrative. Les tests sont créés à la maison et sont soit activés en classe soit mis en ligne dans le classeur. On peut également déterminer le moment où le test est actif. Le test est minuté et se corrige en temps réel (on voit par exemple sur la console tuteur apparaître les erreurs des élèves au fur et à mesure qu’ils répondent aux questions). A la fin du test, chaque élève reçoit ses résultats individuels et les réponses qu’il a données ainsi que les réponses attendues sur sa tablette. Ils prennent ainsi un temps pour observer leur erreur avant que l’enseignant ne forme à nouveau des groupes pour travailler avec ceux qui ont eu le plus de difficultés.

Des remédiations immédiates :

L’idée est de ne pas attendre entre l’évaluation et le moment où l’on revient sur l’exercice réalisé et de reprendre immédiatement la notion qui n’a pas été comprise. On a souvent , par le passé, pratiqué la remédiation après une évaluation qui sanctionnait l’erreur par une note. Nous nous sommes rendus compte que peu d’élèves retravaillaient l’exercice avant de faire sa remédiation, ce qui ne leur permet pas de progresser vraiment. Dans cette expérimentation, un certain nombre d’entre nous ont choisi de pratiquer la remédiation avant le devoir bilan, avant qu’ils ne reçoivent une "note sanction" sur laquelle ils n’ont pas forcément envie de revenir. Ils sont ainsi beaucoup plus motivés car ils savent qu’ils travaillent retravaillent pour réussir leur évaluation finale tout en ayant le droit de se tromper au cours de leur apprentissage.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.