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La naissance d’un laboratoire pédagogique dans un lycée public

samedi 14 juillet 2018

Ouvrir un laboratoire éducatif dans un établissement public du secondaire n’est pas chose courante. Notre démarche s’inscrit à la fois dans une réflexion de longue durée sur nos pratiques d’enseignement, sur l’organisation et le fonctionnement de notre établissement et enfin à partir du contexte dans lequel nous nous trouvons à Montceau-les-Mines (Saône et Loire) Académie de Dijon

1. Du projet initial à une nouvelle identité

Dans la droite ligne du projet d’enseignement avec le numérique et les tablettes hybrides cette nouvelle étape a débuté par un questionnement double :
- Comment changer d’échelle ? C’est-à-dire comment passer de deux équipes et d’un projet à un établissement ?
- Comment valoriser la totalité des projets et dispositifs d’accueils des secondes (en particulier, mais aussi 1ères et Tales, CPGE) dans une structure ouverte qui permette d’essaimer ensuite.

En effet notre établissement se situe dans un contexte social qui nécessite un accompagnement soutenu pour la réussite de nos élèves. Lors de l’année scolaire 2017-2018, le taux d’élèves issus de PCS défavorisées est supérieur à 42 % (+13 pts /moyenne académique)

A partir de ce questionnement et de notre expérience passée et avec le soutien du rectorat et du Conseil Régional de Bourgogne Franche Comté le projet de Laboratoire éducatif a pu se concrétiser et les premiers travaux sont lancés depuis le mois de juin 2018

Ce « Laboratoire », cette « fabrique » de société par l’éducation s’inspire d’un projet plus largement documenté dans le rapport de François Taddei Vers une société apprenante et celui de Catherine Becchetti-Bizot Changer la Forme scolaire. Ces textes sont suffisamment ouverts pour que l’on puisse construire une approche transformatrice de la société plutôt que « réformatrice ». Cette action de transformation passe par l’articulation entre l’établissement, le laboratoire et le territoire sur lequel il réside.
La notion de « Territoire » est aujourd’hui couramment employée pour désigner tous les espaces sur lesquels un nombre important d’interactions se réalisent. Elle est au cœur des idées de réseaux et de localisation. Notre objectif est que notre travail et ses résultats autour de l’éducation à l’aide du numérique devaient sortir de l’établissement pour se rapprocher des territoires sur lesquels nous sommes. Ces territoires sont ceux du quotidien, ce sont des territoires de proximité tels qu’ils sont définis aujourd’hui par la géographie contemporaine enseignée au lycée. Ces territoires se caractérisent par les possibilités qu’ils offrent en termes de mobilités, de services, mais aussi par le renouvellement des acteurs qui interviennent à l’intérieur.
En continuant à faire référence à cette notion de « territoire » il nous a paru également nécessaire de nous interroger sur la notion suivante « territoire apprenant ». Au-delà de la formule il y a une réalité qui est multiforme. Le territoire apprenant est celui des schémas régionaux éducation formation, celui des réseaux éducatifs, et de tous les acteurs qui peuvent s’y trouver (accompagnants, formateurs, enseignants...). C’est cette globalité et cette ouverture qui nous ont paru primordiales dans notre questionnement dans le contexte d’une pratique de la décentralisation qui se cherche encore.
Ainsi comment rapprocher nos compétences pédagogiques, les spécificités d’un territoire apprenant et ses besoins particuliers pour la mise en réseau d’une réflexion et de pratiques pédagogiques ? Comment offrir un service pédagogique adapté aux territoires du 21ème siècle ?

Le choix d’un nouveau nom, d’une nouvelle identité…

Le concept de Labschool est fortement marqué par deux choses :
- son origine anglo-saxonne dans laquelle le mot ne recoupe pas forcément la réalité du projet de notre lycée, ni la réalité française.
- les seules « labschool » existantes en France à l’heure actuelle sont privées et correspondent à des modèles particuliers.

D’autre part, le projet de laboratoire au lycée est fortement associé à la notion de lieu, d’expérimentation et de pratique pédagogiques au sein d’un établissement public, ce « tiers-lieu » n’est pas « hors de ».
Enfin dans l’esprit des rapports Taddéi et Bizot nous avons voulu relever le défi de la création d’une structure « à partir de la base » qui puisse se développer en réseau afin de limiter au maximum les risques de dérive prescriptrice de la part des institutions. Le trajet de l’innovation n’est ni descendant ni ascendant. Il nous paraît nécessaire dans un premier temps de « donner à voir » pour inviter à la réflexion tout en sachant que l’expérience ne tient qu’à un fil.

Dans la continuité de ces réflexions, l’adoption d’un nom qui nous définisse et souligne la convergence des attentes de tous les membres du comité de pilotage de l’établissement a semblé nécessaire. Le nom sur lequel nous nous sommes arrêtés est : « IRREEL » Innovation, Recherche, Ressources, Education, Expérimentation Tiers-Lieu. L’irréel amène à se questionner sur ce qui est achevé et ce qui ne l’est pas. Ainsi la phrase de Novalis peut résumer notre démarche. « Faut-il donc que ce qui est le plus vrai, le meilleur, ait l’air si irréel, et que ce qui est irréel paraisse si vrai ? » (Novalis 1772 – 1801, Petits Ecrits)

2. Le passage à l’établissement apprenant :

Dans notre établissement, nous expérimentons plusieurs projets sur lesquels la majorité de l’équipe pédagogique est investie (2 classes tablettes, 2 cogniclasses, 1 classe par compétences, 1 classe de 1ère S avec un projet d’ouverture culturelle et d’orientation active qui se poursuit sur la terminale et enfin une CPGE dont l’originalité repose sur l’accueil d’étudiants issus de la voie professionnelle avec une première « première année » consacrée à l’accompagnement à l’entrée dans les études supérieures). Ce projet de laboratoire naît donc d’une volonté commune d’enseignants travaillant dans différentes classes.
Au mois de novembre 2017 l’ensemble des collègues ont été réunis dans le cadre des demi-journées de travail en commun et chaque équipe animant un dispositif d’accueil a pu présenter à tous son projet ou ses projets d’expérimentation. Ce moment de partage a permis de découvrir ou redécouvrir la vitalité de certaines équipes, de donner envie d’expérimenter ou de participer à ces projets, voire d’en construire d’autres. La question qui se pose ensuite est « comment essaimer dans l’établissement ? »

Différents leviers sont mis en œuvre dans cette perspective pour permettre aux collègues dans les équipes disciplinaires et pédagogiques de collaborer :

 - une organisation pédagogique adaptée facilitant des échanges, du partage, de la co-animation, du travail en équipe (temps de concertation, aménagement de l’emploi du temps),
 - la mise en place de formations pour développer en commun de nouvelles compétences (en partenariat notamment avec la DAFOP via AirBNL, le CLEMI, l’ESPE, CANOPE)
 - la mise à disposition de ressources,
 - l’usage d’outils collaboratifs adaptés (ex : Teams)
 - la réorganisation des espaces, la création d’espaces nouveaux (une nouvelle occupation des lieux) au sein même du lycée qui puisse accueillir collègues et classes désireux de travailler en commun ou d’expérimenter.

Favoriser le passage à un établissement apprenant suppose également de faciliter les échanges et la mutualisation des pratiques qui existent déjà au sein du lycée mais qui restent souvent isolées, méconnues ou incomprises par manque d’informations. Ce passage s’est amorcé dans la douceur avec l’aide du chef d’établissement qui a organisé des rencontres entre les différentes équipes pour échanger sur un projet pédagogique commun notamment dans l’accueil des nouveaux élèves entrant en seconde. Ces rencontres très enrichissantes se sont poursuivies à travers le numérique par la mise en place d’une plateforme commune, gratuite et facilement accessible pour déposer, commenter, échanger sur des documents, des séquences de cours, des questionnaires interactifs. Plusieurs formations ont été organisées pour permettre aux collègues de s’approprier cet outil et les échanges sont déjà bien engagés.

3. La transformation de l’établissement : le premier étage réaménagé

Pour rendre visible cette nouvelle dynamique d’une école laboratoire publique il a fallu envisager et concevoir les modalités de son inscription dans le sein même de l’établissement. Pour cela, avec le proviseur et l’équipe de direction nous avons envisagé une implantation au premier étage à proximité du centre de documentation et d’information.

a. La salle immersive :

Une salle immersive est une salle qui doit permettre au sujet apprenant (élève ou enseignant) d’être en immersion dans un environnement qui lui permet de se décentrer et qui favoriserait la pratique réflexive. La salle de 250m², désormais en chantier, sera une salle dédiée à une pédagogie qui permette aux apprenants de s’immerger dans des pratiques différentes de celles qu’ils rencontrent habituellement à l’école.
Cette salle comporte des espaces de travail distincts :
• 3 grands types d’espace modulables :
-  Une partie de salle dédiée au travail individuel
-  Une partie de salle dédiée au travail collectif
-  Une partie de salle dédiée au travail collaboratif
• Et à l’intérieur, des espaces différenciés :
 - Des espaces « Lecture » pour lire autrement, pour sortir de la position contrainte de la lecture scolaire de la classe ;
 - Un espace « Débat » pour prendre la parole et se déplacer librement ;
 - Un espace « Autonomie » conçu autour de petits box personnalisables pendant le temps de l’activité et connectés.
La salle doit mettre à disposition de nombreux outils numériques (dalles tactiles, tablettes, casques de réalité virtuelle, ordinateurs et clients légers, imprimantes, vidéoprojecteurs interactifs…) qui sont actuellement en commande.

b. Le labo de Maths

Comme le préconise le rapport Villani-Torossian, le laboratoire de Mathématiques est un lieu de formation pour les enseignants mais aussi un lieu d’expérimentations/manipulations pour les élèves.
Ce laboratoire équipé de matériels spécifiques (informatique, visioconférence, …) permet aux différentes équipes pédagogiques (des écoles et collèges environnants et du lycée) de se réunir et de préparer, d’affiner, d’analyser différents projets concernant l’enseignement des mathématiques. Cela permet aussi d’accueillir des chercheurs en mathématiques, en didactique des mathématiques, en épistémologie des sciences à des fins de formation ou de collaboration (voir notamment le partenariat avec l’IREM de Dijon).
Le laboratoire disposera de matériels pédagogiques mathématiques favorisant l’expérimentation et la manipulation, domaines essentiels relevés par le rapport Villani-Torossian. Ainsi des classes de lycée ou des collèges/écoles du secteur pourront, grâce au matériel présent, exécuter des tâches manipulatoires pour développer des compétences liées soit à la résolution de problèmes, soit à la construction de connaissances.

c. Les salles « tablettes »

Il existe depuis 4 ans au lycée deux classes de seconde qui fonctionnent en tout numérique : les élèves sont équipés de tablettes numériques hybrides et tous leurs cours sont dématérialisés. Afin de pouvoir stocker le matériel et de faciliter le travail des enseignants et des élèves, nous avons choisi de mobiliser deux salles à destination de ces élèves. Ce sont les enseignants qui se déplacent et non les élèves qui ont alors un espace de travail qui leur est réservé.
Un troisième parc de tablettes est en commande et devrait arriver à la rentrée 2018 : le but est de permettre aux enseignants qui ont assisté ces deux ou trois dernières années à des formations ou à des observations des pratiques avec le numérique d’utiliser ce parc de façon ponctuelle ou continue et d’expérimenter ainsi de nouvelles façons d’enseigner avec leurs propres classes. Il ne s’agit pas seulement de donner envie mais de favoriser et faciliter le passage à l’acte pédagogique innovant.

d. La salle de Visio

Pour qu’elle soit ouverte vers l’extérieur et un extérieur plus large, plus lointain, considéré souvent comme inaccessible, notre école laboratoire se dote à la rentrée d’une salle de visioconférence. L’objectif est de favoriser des échanges entre les enseignants de différents établissements, de proposer des formations en distanciel pour ou par les enseignants mais aussi de faire du lycée un lieu de savoir à destination d’un public plus large comme les élèves ou les parents.

e. Les autres espaces dédiés

 le Centre de Documentation et d’Information sera situé au cœur des locaux du labo IRREEL,
 - une salle Cinéma qui accueillera les équipements utilisés par l’option « cinéma » du lycée. Ces équipements seront utiles à la réalisation de supports de communication dans le cadre du labo,
 - une salle de travail dédiée notamment aux membres du groupe de pilotage
 - une salle de pratique supplémentaire accueillant un nouveau parc de tablettes.

4. Les partenariats

Le principe de ce laboratoire est d’ouvrir et de s’ouvrir non seulement à l’enseignement par et avec la recherche mais aussi à tout un ensemble de partenaires qui lui sont associés sur son territoire (de proximité). L’idée est d’exister en "débordant" le cadre institutionnel par le territoire.

a. L’ESPE

-  Le Lycée H. Parriat, un terrain d’observation à privilégier pour les étudiants en formation initiale à l’ESPE,
-  ESPE-Lycée H. Parriat : pour une capacité à mener des projets interdisciplinaires
-  Le mémoire MEEF, un trait d’union-recherche entre tous,
- Un partenariat ESPE-établissement au service du développement professionnel de chacun
 Par la formation des formateurs ESPE,
 Par la formation continue « de bassin » (DAFOP), pour un "travail d’étude et de recherche".
 Par l’accompagnement de recherche appliquée (en lien avec la Cardie)

Ce partenariat ainsi décliné comporte des intérêts mutuels au service du partage des connaissances entre les différents acteurs :
-  mettre au service de tous (élèves, étudiants, enseignants, chef d’établissement et équipe éducative au sens large) les résultats de la recherche.
-  mettre au service des chercheurs un terrain d’innovation pédagogique (avec des projets sur le plus long terme)

Notre objectif est bien de rendre possible et conforter une dynamique formation-enseignement– recherche au niveau local entre l’Ecole Supérieur du Professorat et de l’Education de Bourgogne en charge de la formation des futurs enseignants de l’académie de Dijon et un établissement d’enseignement, le lycée H. Parriat, en gommant les frontières entre l’un et l’autre. Le prototypage, la documentation, la recherche, la création de ressources et leur partage pour les étudiants et les enseignants (formateurs et enseignants chercheurs de l’ESPE, professeurs du lycée) seront au cœur de ce partenariat.

b. CANOPE

Nous avons rencontré le directeur pour la région académique (Laurent Tainturier) et son équipe pour évoquer les modalités d’un futur partenariat autour de formations, d’aide à la communication et d’ateliers CANOPE déportés. Les axes de partenariat sont les suivants :

-  ACCOMPAGNEMENT DES ÉQUIPES AUX USAGES ATELIER CANOPÉ DE MÂCON

3 thématiques de formation des équipes d’enseignants :
– Numérique éducatif,
– Éducation aux médias d’information,
– Éducation à la citoyenneté.

-  ACCOMPAGNEMENT DE L’INTÉGRATION DU LABSCHOOL AUX PRATIQUES DE L’ÉTABLISSEMENT
-  ORGANISATION D’UN HACKATHON D’ÉTABLISSEMENT « Comment faire de ces nouveaux espaces de véritables lieux d’apprentissages innovants pour chaque lycéen et enseignant de l’établissement ? »
-  ORGANISATION D’UNE RÉSIDENCE CANOPÉ :
Présence de plusieurs Médiateurs Ressources et Service de Canopé autour d’un programme d’ateliers et d’animations basé sur les usages numériques et des espaces de travail des enseignants et des élèves. Cette résidence pourrait être articulée également autour du projet de nouvel espace avec une programmation à détailler en fonction du public et des objectifs.

c. Le Campus des Métiers de l’IUT du Creusot

Le DU ICI# 4.0 ouvre à la rentrée pour 24 étudiants, il propose un accompagnement pour les porteurs de projet (étudiants, personnes sans emploi etc, jeunes entrepreneurs…). Il est prévu de nouer un partenariat avec ce DU et les étudiants dans l’optique d’ouvrir les élèves à la conduite de projet notamment dans des perspectives d’engagement, d’orientation (parcours citoyen, parcours avenir).

d. l’IREM

L’Institut de Recherche sur l’Enseignement des Mathématiques a évidemment vocation à être un partenaire de notre Labschool. Une rencontre avec le directeur de l’IREM de Dijon a permis de dégager deux axes de collaboration :
- un axe de formation (l’IREM proposera des formations à l’ensemble des enseignants du bassin voire du département)
- un axe d’expérimentation /recherche : l’IREM par l’intermédiaire de ses groupes de recherche proposera des activités à tester auprès des élèves des établissements du bassin).
Un enseignant de la Labschool sera chargé du bon déroulement de ce partenariat avec l’IREM.

e. La DAFOP

Une réflexion menée en conseil pédagogique, puis dans différents conseils d’enseignement ont fait émerger différents besoins de formation ayant pour objectif de permettre à nos personnels de développer de nouvelles compétences.
Les nouveaux espaces et équipements, ainsi que l’expertise développée par différents personnels de l’établissement vont permettre de décliner une offre de formation en direction de différents publics (formation initiale cf. ESPE, formation continue des personnels du 1er et/ou du second degré du bassin de formation ou au-delà, personnels d’encadrement…).

f. Le Bassin d’éducation et de formation « Autun-Le Creusot-Montceau »

Lors d’une récente réunion de travail au sein du bassin de formation Autun/ Le Creusot / Montceau, à partir du projet académique présenté à l’IUT du Creusot par Mme la Rectrice, les personnels de direction ont défini les 2 priorités académiques parmi lesquelles, la priorité 12, sur laquelle, ils souhaitent concentrer l’investissement des équipes : "LIBERER LES ENERGIES ; Priorité 12 : Transformer l’académie en académie apprenante"

S’appuyer et travailler autour du laboratoire du lycée Parriat ». Le proviseur, Eric Fournier, fera la liaison avec les établissements du bassin. Dès que l’installation de la structure sera effective, nous inviterons les équipes de direction ainsi que l’IEN de circonscription pour une présentation des lieux et des axes de travail engagés

g. Les autres partenaires possibles : La Main à la pâte, les Savanturiers, l’Atelier du coin, …

Le laboratoire a pour vocation de s’ouvrir sur l’extérieur, le territoire, c’est même l’un de ses points d’appui essentiels.

- Vers les acteurs locaux du culturel
A partir des expériences de ces dernières années, nous avons commencé à établir des contacts réguliers avec la médiathèque et ses animatrices / bibliothécaires (en particulier pour un projet autour de la lecture à voix haute – projet Troubadours secondes numériques). Avec l’ouverture du labo nous envisageons de les associer systématiquement à la conception de projets touchant à la maîtrise de l’oral ou de la lecture pour étayer le travail autour des compétences oral et écrit.
L’Association Arc en Ciel qui chapeaute L’atelier du coin (atelier de réinsertion) est de plus en plus sollicitée dans le cadre de nos projets transdisciplinaires ou disciplinaires (lettres, HG, SVT…). De la même manière le laboratoire sera l’occasion pour chacun d’être au contact des autres (chômeurs de longue durée, stagiaires de l’Atelier, élèves, enseignants, animateurs de l’atelier).
Le travail avec cette structure a pu s’organiser selon des plannings de plus en plus précis (visite découverte, échange d’idées et de souhaits autour des projets et participation pour tous à une partie de la conception / réalisation). Le partenariat avec l’Atelier pourra à l’avenir passer par un dispositif DRAC ou académique pour un calibrage des heures.

5. Et à partir de septembre, …. Du rêve à la réalisation :

- Une structure ouverte à tous : une réflexion particulière relative à l’implication des familles est engagée.

- Des formations sur les salles et les nouvelles pratiques

- Des cycles de conférences au lycée pour les élèves, les enseignants et les parents.

En devenant « apprenant », l’établissement souhaite aussi changer son image et devenir un lieu de culture pour tous et pas seulement un lieu lié au travail scolaire. Pour cela, des cycles de conférence, en soirée, seront proposés à tous (enseignants, parents, élèves) dans la salle de visioconférence ou en salle Raymond Renaud (polyvalente).

- Des évènements : des fêtes de la connaissance et du savoir.
Il a été décidé de programmer un à deux évènements par an permettant d’ouvrir largement les portes du lycée aux autres établissements voire au public. Ces évènements centrés autour d’une ou de plusieurs disciplines doivent permettre aux élèves du lycée de travailler autrement et d’envisager les disciplines dans des contextes différents d’échanges et de partage.
Le premier évènement programmé sera une « Kermesse des mathématiques » organisée notamment par le labo de Maths. Le concours de Canopé et de nombreux partenaires sera recherché.
Nous envisageons également la tenue d’un forum à l’échelle du Bassin au mois de juin 2019

- La newsletter, un outil de communication en interne
Afin d’assurer une forme de transparence pour tous les acteurs de l’établissement y compris les élèves et les parents et permettre à chacun de s’informer sur ce qui se passe au sein du laboratoire éducatif, il a été décidé de mettre en place une Newsletter mensuelle comportant différentes rubriques : L’histoire du mois, Un projet à l’honneur, L’évènement à venir, Du côté de la recherche, Témoignages…
La lettre sera publiée par les membres du comité de pilotage chargés de la communication mais il y aura tous les mois un appel à contribution des collègues du lycée ou des établissements partenaires mais également des élèves ou des parents.

- Une stratégie de communication à élaborer
Des supports de communication devront progressivement émerger afin de relayer l’action du labo « IRREEL XXI » au sein de notre institution, en direction des partenaires et plus largement en direction des usagers.

Au final, un laboratoire pédagogique, éducatif, public est bien un "lieu", inscrit dans un territoire (on le voit par la simple énumération des partenariat effectifs ou à venir) et associé à sa diversité. C’est peut-être ce qui manque à beaucoup d’établissements pour "exister" autrement. Il n’y a pas que l’innovation, la volonté ou la création d’opportunités. C’est aussi un cheminement, long, qui coûte en temps et en énergie. C’est aussi (on peut rêver) peut-être l’école de demain, coopérative et participative sur son territoire.

Y. Leblanc
F. Egger
E. Fournier