Accueil > Partager > Le rapport 2016 - 2017

Une autre étape

Le rapport 2016 - 2017

Un point d’étape important

mercredi 7 février 2018

Depuis la rentrée et surtout depuis le mois de novembre, pas une semaine ne se passe sans que nous avancions dans la formalisation et la réflexion sur ce sujet radicalement nouveau qu’est la Labschool publique

Le rapport 2016 – 2017 est maintenant disponible. Quelques éléments de précision doivent être donnés quant à cette publication.

Nous avons eu beaucoup de choses à mener de front d’où cette date de parution tardive, cependant elle nous permet de mesurer le chemin parcouru. Entre le mois de juillet 2017 et aujourd’hui nous avons pu proposer et développer notre vision de l’établissement apprenant et de ce que pourrait être une Labschool publique avec le soutien de Mme Frédérique Alexandre Bailly, Rectrice de l’académie de Dijon. En effet nous avons pu bénéficier d’une totale liberté de conception et de réflexion à l’intérieur de notre projet initial et en parallèle des rapports sur la société apprenante et sur la nouvelle forme scolaire.

- Cette première phase a donc démarré après une série de rencontres, celles de F. Taddéi et C. Bizot tout d’abord, autour du projet d’un tiers-lieu, Fab-Lab pédagogique à l’intérieur de notre établissement. Après deux années et demie d’expérimentation numérique au sein de l’établissement (la CARDIE ne nous a officiellement soutenus au travers de l’expérithèque qu’en 2017) l’ambition était d’inscrire ce lieu (Fab-Lab ) sur un territoire et dans un établissement et en même temps de pouvoir diffuser autour de nous, dans l’établissement et dans son environnement immédiat. On parle alors « d’établissement apprenant », en particulier lorsque des collègues mais surtout des équipes entières se retrouvent pour échanger, se former, expérimenter, mais pas seulement ; l’idée principale est celle d’une formation, d’un apprentissage de tous, à tout moment, tout au long de sa carrière qui s’appuie sur la recherche et l’expérience des autres. La dimension « établissement apprenant » s’inscrit également dans celle d’une académie apprenante portée au même moment par la rectrice.

Depuis la rentrée et surtout depuis le mois de novembre donc, pas une semaine ne se passe sans que nous avancions dans la formalisation et la réflexion sur ce sujet radicalement nouveau qu’est la Labschool publique (voir à ce propos notre article dans le n° 191 de la revue Diversité, CANOPE Janvier - Avril 2018). Nous menons le travail sur deux fronts : dans notre établissement mais aussi à l’extérieur auprès des collèges du secteur et, « plus loin » auprès des différents services du Rectorat et de la Région.

- Nous avons pu présenter ces réflexions à deux moments particuliers : dans le séminaire sur les labschool de Pascale Haag à l’EHESS (Paris) qui a été l’occasion d’un échange avec des observateurs « extérieurs » et au cours de la journée de l’innovation pédagogique organisée par la CARDIE le 22 novembre à Dijon. Cf. sur le site le diaporama support de ces présentations.

- Dans l’établissement lui-même nous avons instauré un temps de travail hebdomadaire avec la direction de l’établissement, l’objectif est d’amorcer la transition de l’établissement vers "l’établissement apprenant". A ce propos il important de préciser plusieurs choses. La transition éducative implique un travail qui soit dégagé de tout "rapport hiérarchique" qui puisse se traduire par des freins : volume de notes et comptes-rendus à produire, décalage entre les différents acteurs (éloignement géographique, objectifs différents, niveau d’échelle etc. Il nous paraît important de sortir de la vision centralisatrice et hiérarchisée, de préserver le mouvement de la base vers le sommet. A cette seule et unique condition la transformation éducative (et pourquoi pas sociale) pourra avoir lieu. Chaque acteur se trouve impliqué à part égale. De ce principe émerge l’idée d’un comité de pilotage à l’échelle de l’établissement auquel nous continuons à réfléchir : enseignants porteurs du projet, direction, élèves, acteurs locaux, chercheurs... La difficulté est de trouver la bonne taille et le bon périmètre d’intervention.

- Le 23 novembre dernier l’ensemble des collègues engagés dans des projets d’accompagnement particulier ou innovants en seconde ont pu présenter leurs dispositifs. L’idée était de (re)montrer à tous le dynamisme qui existe dans le lycée. Les nouveaux collègues, les plus jeunes, ont pu aussi mesurer dans quoi ils s’étaient engagés également.

- Le 15 décembre dernier ces dispositifs ont été présentés à la Rectrice qui a annoncé la venue d’un comité de pilotage élargi pour une labellisation future de l’établissement en Labschool publique.

- Le vendredi 26 janvier dernier enfin, le comité s’est réuni. Nous avons pu présenter un certain nombre d’éléments concrets (dont le projet de salle immersive que nous appelons de nos vœux dans le rapport 2017 – cf. histoire des Arts et utilisation de dalles pour les œuvres d’art). Pour la première fois tous les acteurs (territoriaux – région et ville – et Rectorat) étaient réunis. Mme la Rectrice a tenu à ce que les interventions au cours de ce temps d’échange soient faites de manière transversale.

- Enfin mardi 6 février nous avons réuni sur une demi-journée les équipes de mathématiques, histoire-géographie et lettres d’une part pour présenter une plateforme d’échange commune et ensuite réfléchir en équipe à l’accueil des élèves de seconde dans le contexte particulier de notre établissement (voir diaporama) et de la préparation de la rentrée 2018, date à laquelle la labellisation entrera en vigueur. Nous souhaitons élaborer des outils disciplinaires communs pour diagnostiquer et différencier ensuite dans la mesure du possible nos enseignements. L’outil numérique à ce sujet est une ressource précieuse.

Pour finir, nous avons pu mesurer à l’occasion du comité de pilotage tout le chemin qu’il nous faudra encore parcourir pour permettre à l’ensemble de ces personnes d’accorder leurs visions, parfois différentes et surtout parcellaires de ce nouvel objet de réflexion. En effet, au-delà de l’enthousiasme soulevé par le projet, par toutes ces réflexions autour du rapport de F. Taddei, au-delà de l’envie affichée d’aller plus loin, le changement de posture n’est pas chose évidente pour tous les acteurs. La diffusion de ce type de projet ne pourra pas se faire par la « voie hiérarchique » et sa mise en œuvre n’entre pas dans un cadre de formation théorique, « hors-sol » et descendante. Ce qui importe donc maintenant est de définir exactement le périmètre d’exercice de ce « nouvel objet » qui est certes un nouvel objet d’étude, de réflexivité, une nouvelle forme scolaire mais surtout au service des élèves et de toute la communauté éducative. L’accompagnement et les moyens que l’on se donne doivent revenir au centre de la réflexion.